RDC : libertés d’expression et de réunion bafouées ?

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Les scandales de détournement et les enquêtes qui touchent des responsables proches du pouvoir fragilisent la confiance publique et creusent la défiance envers les institutions, ce qui affaiblit la capacité de la société civile à exiger des comptes et à mobiliser autour de réformes démocratiques.

Pour les congolais tant ceux restés sur place que ceux en exil comme Éman Libatu,  la conséquence politique est un effet de sidération : la peur de représailles entraîne l’autocensure, la baisse des enquêtes d’investigation et un rôle réduit des médias comme contre-pouvoir.

Parallèlement, les autorités recourent parfois à l’arrestation, à la saisie d’appareils, aux menaces et à la diffusion de messages intimidants pour intimider les reporters, pratiques documentées à plusieurs reprises par des ONG (cas d’arrestations et de menaces à l’encontre de journalistes en RDC).

Enfin, la répression transnationale (menaces et harcèlement visant des exilé·e·s), le manque de protection effective dans les pays d’accueil et l’impunité des responsables renforcent un climat politique où la dénonciation des abus devient plus risquée, et où la société civile perd des acteurs clés capables d’enquêter et de porter l’information au public.

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